Les habitats participatifs

L’habitat participatif correspond existent depuis de nombreuses années dans d’autres pays, notamment au nord de d’Europe ; il en vient cependant tout juste à se développer en France. L’habitat participatif repose sur le principe de vivre ensemble mais chacun chez soi ; il consiste à un groupement de ménages mettant en commun leurs ressources et leurs valeurs de façon à concevoir, réaliser et financer leur logement au sein d’un bâtiment collectif ou d’un ensemble de bâtiments. L’habitat participatif correspond en quelque sorte à un juste milieu entre l’investissement dans une maison individuelle et l’investissement dans immeuble collectif classique géré par un bailleur social ou privé. Encore trop peu connus, cet article va vous présenter dans ses grandes lignes quelques caractéristiques de l’habitat participatif !

1 – L’aspect législatif

Il y a encore peu de temps, les habitats participatifs ne disposaient d’aucun cadre légal concret et adapté. En Septembre 2013, la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) à l’initiative De Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement reconnait dans son article 22 pour la première fois le terme d’habitat participatif. L’habitat participatif est présenté sous deux formes juridiques ; les coopératives d’habitants et les sociétés d’autopromotion. Selon la loi, c’est le contrat coopératif qui détermine les conditions de propriété de chaque associé, le montant de la redevance, la périodicité dans le cas d’une fraction locative et la possession des parts dans le cas d’une fraction acquisitive.

2 – Les avantages sociaux d’un habitat participatif

L’habitat participatif permet indéniablement de créer du lien social entre les habitants au travers d’un projet, d’un engagement et de valeurs communes. L’habitat participatif propose un aspect convivial hors du commun qui est un excellent vecteur pour rompre l’isolement de certaines populations, telles que les personnes âgées par exemple et pour développer des relations intergénérationnelles en invitant tout type de personnes à se côtoyer alors qu’elles ne l’auraient peut-être pas initialement et spontanément fait dans d’autres contextes. Toutes les décisions liées à l’habitat sont prises ensemble dans un cadre de démocratie participative et invite chacun à se sentir plus responsable et plus investi dans la vie citoyenne de sa résidence.

3 – Les avantages économiques d’un habitat participatif

L’habitat participatif comporte également plusieurs aspects économiques intéressants. Tout d’abord, la mise en commun des ressources permet de réduire les couts de construction. La création de lieux collectifs tels qu’un potager ou une buanderie par exemple génère également des épargnes dans la vie quotidienne. L’habitat participatif implique aussi parfois des échanges de services sans aspect financier entre les habitants lorsque ces derniers se connaissent et s’entendent bien ; par exemple plus besoin de payer une baby-sitter ou un plombier ; chacun peut mettre ses compétences au profil du bien-être du groupe. Les habitats alternatifs ont également souvent vocation à être écologique ; ce qui réduit les dépenses d’énergie.

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