Le mal logement ; une problématique importante

Le mal logement est un terme néologique francophone adopté en premier lieu par la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés avant d’être démocratisé par les médias. Il désigne les conditions de vie précaires d’individus de tout âge ; entre autres, dans le cadre de situations de logement ne répondant pas aux normes minimum de d’une société donnée. En France, on estime selon un certain nombre d’enquêtes effectuées au cours de différentes années que 3,8 millions de personnes subissent la problématique du mal logement.

1 – Les logements indécents

En France, le décret du 30 Janvier 2002 interdit à tout propriétaire bailleur de mettre en location un logement qui ne présente pas des caractéristiques décentes d’habitation. La loi estime la décence d’un logement en fonction de différents éléments. Tout d’abord, un logement décent doit nécessairement comporter des installations ne présentant pas de risques pour la sécurité ou la santé de l’habitant ; les infiltrations ou l’absence de garde-corps aux fenêtres sont par exemple proscrites. Ensuite, un logement décent ne doit nullement manquer ou contenir en quantité insuffisante d’équipements de confort indispensables dans la vie quotidienne ; tels que par exemple l’eau potable, le chauffage, l’installation sanitaire ou le coin cuisine. Enfin, un logement décent a pour obligation de disposer d’une pièce principale ayant une surface habitable d’au moins 9 m2 et une hauteur sous plafond au moins égale à 2,20 m. A cela se rajoute les logements dits insalubres ; soit les logements dans un état de dégradation importante pouvant influer sur la santé de ses résidents. La location d’un logement insalubre est également proscrite par la loi et se définit, à la suite d’un signalement, par une visite du service communal d’hygiène et de santé ou d’un inspecteur d’insalubrité. En cas d’insalubrité, le préfet peut demander de remédier à l’insalubrité ou interdire définitivement l’habitation du logement.
Malgré ces injonctions, à ce jour,2,3 millions de personnes vivent dans un habitat dégradé dont 85 000 occupent durablement des habitats de fortune tels que des tentes ou des cabanes.

2- Les logements surpeuplés

De la même façon, 934 000 personnes vivent dans des logements surpeuplés quand la loi oblige certaines normes en termes de surface correspondant au nombre d’habitants. En effet, chaque foyer devrait disposer d’un nombre de pièce permettant de préserver l’intimité de chacun ; la norme Insee prévoit une pièce par couple ou par adulte de 19 ans ou plus, une pièce pour chaque enfant de plus de 7 ans dans les fratries et une pièce pour deux enfants plus petits. Selon ces indices, on estime qu’1/4 des ménages soit 65 000 vivent dans un logement trop petit pour eux.

A l’heure où l’accès au logement devient un luxe, la problématique du mal logement est plus présente que jamais dans notre société ; cette dernière ne concerne pas seulement les habitats indécents, insalubres et surpeuplés mais également les personnes privées de logements personnels tels que les personnes sans domicile fixe ou les personnes hébergées chez des tiers.

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